On a fait de Dieu

"On a fait de Dieu une chose si grave qu'à chaque fois qu'il me vient d'en parler, c'est sous ses traits de moineau, son déguisement de brindille ou de tilleul, sa candeur d'enfant."

On a fait de Dieu une chose si grave qu’à chaque fois qu’il me vient d’en parler, c’est sous ses traits de moineau, son déguisement de brindille ou de tilleul, sa candeur d’enfant. Le Dieu grave des Églises est mort en même temps que leurs fondateurs – peut-être même avant, à la première brique posée. Lui a succédé le Dieu simple des petites choses – car la vérité est simple, elle tient dans un regard, dans un sourire, dans un silence. Tout le reste n’est qu’une extension de Dieu, bâtie à la sueur des avares pour façonner un monde à leur image.

Oui, cela aussi est Dieu, car à la vérité Dieu est présent partout, même dans son ombre ; mais au Seigneur des cathédrales, gavé à vomir de toutes les projections que l’on fait peser sur son nom, je préfère le Dieu simple des brins d’herbe et des cours d’eau – nu, pauvre et joyeux. De l’enfance pure, et le jeu de la vie, et la vie : Dieu.

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

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