Quand tu m’apparais

"Ton arrivée est toujours soudaine. À dos de pensées, tu entres dans ma vie sans prévenir, toute rayonnante."

Ton arrivée est toujours soudaine. À dos de pensées, tu entres dans ma vie sans prévenir, toute rayonnante.

Un rayon de soleil qui traverse la salle à manger, c’est suffisant pour nourrir un plein régiment d’amants. Quand on aime, on n’a besoin de rien : une étincelle pour entretenir le brasier. Un mirage de toi, c’est déjà bien davantage.

Lorsque tu m’apparais, tu es souvent accompagnée d’un ami ou deux. Aujourd’hui, c’était Rūmī. Se laver de tout, même de soi : à quoi d’autre pourrait-on bien aspirer ? Quand « je » n’est pas là, quand il n’y a plus rien de cela, alors tout est, tout devient. Un pétale suffit à ta présence, et tes lèvres sont toutes entières contenues dans le thé que je bois.

T’embrasser pour la première fois, c’est un peu de rêve et beaucoup de vie. On ne vit qu’une fois mais on ne meurt jamais. Vivre, c’est un miracle renouvelé : respirer, c’est naître à nouveau.

Il y a toujours quelqu’un, quelque chose, quelque part, qui respire. Tant qu’un souffle perdure, c’est une victoire pour l’existence. Un souffle sur les braises et rien ne s’éteint – quelques pas de providence, un peu de toi, beaucoup de rien.

Dans le silence, je t’aperçois.

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

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