Pour un geste éculé

"Ce moment, je ne sais pas trop comment le décrire : des voix d'enfants, un accordéon, des corps dansants, ta présence lointaine et la solitude caressant ma peau nue."

Ce moment, je ne sais pas trop comment le décrire : des voix d’enfants, un accordéon, des corps dansants, ta présence lointaine et la solitude caressant ma peau nue. Je crois que c’est ça, en fait, notre dénominateur commun : on est seuls face à la mort, seuls face à l’amour – en quête de naissance, pour donner sens à nos vies de misère.

Pourtant, on a tous une manière bien à nous de gesticuler avec joie. Comme bercés par le silence de nos vides inhabités, par les cymbales de ce silence bruyant, décomplexé, hurlant. Et toi, qu’est-ce qui se passe au-dedans de toi en cet instant ? Toi l’étranger, mon semblable, mon complément, à quels paysages rêves-tu ? Comment tu fais, toi, pour fuir la réalité cruelle de nos existences – cette errance entre « mien » et « tien », entre « lien » et « rien », et cet absolu : nos néants ?

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

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