Notes à moi-même – 02

Une rétrospective sur mes ombres et mes lumières. Une fois encore, je te perds de vue.

Quand j’étais plus jeune, je me sentais attiré par la magie noire. Il y avait là-dedans un peu d’ego, une explosion de mes énergies de vie et de mort – incontrôlables, incontrôlées. Une forte polarité – ma propre dualité – et des délires de toute-puissance, je crois. Mais il y avait aussi un manque d’amour. Dans l’un de mes poèmes assez récents, je le dis comme ça : « j’ai perdu l’amour de Dieu ». Un désenchantement permanent, un vide hurlant – il manque quelque chose à ma vie que je ne sais pas moi-même m’offrir ; et ce manque, ce néant veut prendre le pouvoir pour se rassurer, pour se consoler, pour forcer le destin.

Aujourd’hui, je crois avoir franchi le seuil de la vie, je crois avoir choisi la lumière. Ma lumière. Je dis je crois car ces choses-là ne sont jamais tout à fait sûres. Vos ombres vous accompagnent jusqu’au point de rupture, jusqu’à cet instant où le dernier voile humain est levé ou traversé, jusqu’au seuil de cet « autre chose », de cet après.

Pourtant, j’ai parfois ce vide qui revient frapper à ma porte.

Pour avancer, j’ai besoin de Toi. J’ai besoin de Te retrouver en moi – pour qu’au rythme de nos baisers délicats, nous avancions à l’unisson.

Je t’aime – tu n’es plus là.

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

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