Où va-t-on ?

"La vie : contraste permanent, dialogue entre opposés. Où va-t-on quand on ne sait pas ou plus ?"

J’ai passé les derniers jours de ma vie à combler un vide, à nourrir un appétit insatiable, un creux qui appelle à la complétude en voulant toujours plus.

Un peu du sens que je m’étais trouvé s’est envolé. Des ailes lui ont poussé et pouf! d’un battement du cœur, plus rien. Pas même une plume en souvenir.

La vie : contraste permanent, dialogue entre opposés.
Où va-t-on quand on ne sait pas ou plus ?

Une amie confiait à la feuille qu’il suffit de déconnecter la tête pensante et de sentir, seulement sentir – cinq sens pour un Grand Sens. Respirer, humer, toucher, caresser, voir, entendre ou goûter, ce serait suffisant à vivre vraiment.

Écrire, c’est déjà de trop.

Et pourtant c’est compulsif, ça s’élance, ça vient traverser les silences : il n’y a rien de plus délicieux au monde que de faire acte avec quelques mots. Pour soi, pour l’autre. Pour retrouver un peu de ce sens disparu, de cette essence perdue de vue.

Je vous confiais : « faire acte ». Laissez-moi rectifier. Faire, c’est déjà de trop.

Seuls les actes comptent, quand ils ne sont pas initiés par nous, pas « faits » sinon par une traversée d’outre-monde et au-delà.

Un acte, c’est ce qui émerge du silence et qui y retourne. Par silence, j’entends : marguerite, Dieu, granit, étourneau.

Tout est fait de même à qui sait le voir.

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

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