Bousculé.e•s°2

Quelques vers maladroits écrits en mars 2020 pour témoigner de nos bouleversements petits ou grands.

au bord du précipice
on s’affaisse et on s’immisce
jusqu’aux profondeurs de nous-mêmes
jusqu’aux clartés lointaines
cachées encore
par quelques nuages
noirs et lisses
gluants
comme la peine en laisse
comme la pisse
laissée
sur ton sillage.

dans les abysses
un ouragan
pour faire vibrer
l’instant
pour secouer ces gens qui
zombies
mendient
tètent au sein de leurs enfants
asservis
quémandant
un peu de répit
un peu d’oubli
et les sourires creux
de ceux qui
comme eux
ont vidé la vie.

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *