Ce soir encore

Quelques phrases partagées avec moi-même lors de mon dernier départ d'Auroville.

Ce soir encore, je pars.
Il y a l’enfant qui pleure, toujours, aux larmes plus froides que l’amour ; et l’abandon qu’il pressent. Mais il y a aussi, cette fois, l’être levé aux Soleils roulants, les Présences ailées et les promesses d’antan – remplacées enfin par une main tendue.

“Tu ne seras plus seul.”

Alors il pleut sur les toits amènes de la vie, les sons se réverbèrent dans les yeux de l’envie : fraîcheurs humides des matins de rosée.
Et le marcheur se lève, colonne de lumière qui joint les opposés : de l’animal dissocié naît une panthère farouche – devient oiseau, feuille dansante et caresse du vent. Ce qui se dresse à présent, ce n’est plus la soif d’un homme, plus un chagrin d’enfant ; c’est les mouvements qui me font, c’est le flux qui me tisse ; et c’est la Terre d’Auroville qui prend des traits d’ouragan.

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

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