Peut-être est-il venu le temps

Je n'ai jamais fait le choix de vivre. Peut-être est-il venu le temps ?

Je n’ai jamais fait le choix de vivre. Chaque pas en avant a fait naître les mouvements contraires ; chaque petite victoire s’est soldée par une de ces défaites dont la vie a le secret. Je suis presque mort dans l’œuf. Un fragment de moi résiste toutefois. Se bat, perd espoir ; et se re-bat pour le récupérer.

Peut-être est-il venu le temps du Grand Choix. Le temps d’arrêter cette danse ridicule entre présence et absence, entre aspirations et déceptions. J’en ai marre de me sentir étouffer tous les 4 matins. De me sentir seul et incomplet. De n’avoir pas envie de vivre. De renoncer trop vite et trop tôt.

Le Grand Choix. Vivre une existence pleine, riche, lumineuse et cohérente ; ou mourir, enfin, me dessécher jusqu’à n’être rien. Je me sens dévoré par cette attente invisible, par ce ballet absurde où se côtoient l’espérance, la soif de vie ; et l’inertie morbide, et la mort, et ma mort. Et je me sens déchiré encore de ne pas savoir où aller, d’avoir un cœur qui se voile à chaque baiser, à chaque tremblement ; qui se fissure et se laisse déchirer à chaque étranglement.

Est-il seulement temps ?

Depuis mon enfance, j'aime écrire, dessiner, peindre et créer ; ma rencontre avec la poésie est, quant à elle, plus récente. Depuis, c'est une véritable partenaire de vie qui épouse une multiplicité de formes successives et se renouvelle sans cesse : tantôt exutoire ou partenaire d'expression, vectrice de mes odes à la joie et compagne de mes aspirations, la poésie sait m'écouter. Et si ces quelques mots n'ont pas suffi à satisfaire votre curiosité, c'est par ici que ça se passe !

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